LA GUERRE VUE PAR...ANDRZEJ WAJDA

 


Sur les 35 longs métrages qu’il a réalisés, plus de la moitié sont liés à la guerre et une large majorité à la seconde guerre mondiale. Andrzej Wajda (1926-2016) se confronta toute sa vie à l’histoire de son pays mais aussi à son présent. Il en fut sa mémoire vivante et finit comme sa conscience morale. Né d’un père officier, il songea à faire carrière dans l’armée mais c’est dans la résistance au nazisme qu’il s’engagea après l’exécution de son père à Katyń, crime soviétique camouflé en crime de guerre allemand. Il en fit la matière de l’un de ses grands films de sa dernière période. C’est son deuxième film Kanal (Ils aimaient la vie), pour lequel il reçoit le prix spécial du jury au Festival de Cannes 1957, qui l’impose comme un cinéaste important. Wajda dépeint dans ce film magnifique et terrible sur les derniers résistants de l’Insurrection de Varsovie en 1944, avec un mélange de réalisme et de fantastique (la deuxième partie se déroule dans les égouts), le sauve-qui-peut de femmes et d’hommes qui se sacrifient avant que les Russes n’interviennent.

Le film suivant, Cendres et diamant, se déroule l’année suivante quand les nationalistes s’opposent par des actes terroristes à la mainmise des communistes sur la Pologne. Wajda se garde bien de prendre parti mais raconteavec romantisme et humour cette génération perdue.

L’Homme de Marbre
(Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes) qui date de 1976 est un film plus « guerre froide » . Il interroge l’histoire de son pays à travers la figure disparue d’un ouvrier modèle. Film sans concession sur la Pologne communiste et le communisme en général dont on s’étonne qu’il ait pu être tourné pendant cette période.

Avec Danton (1983, Gérard Depardieu, Wojciech Pszoniak, Anna Alvaro, Patrice Chéreau...), c’est évidemment un film sur la Pologne de 1982 qu’il réalise au moment où le régime communiste vient d’interdire Solidarność et d’arrêter ses dirigeants. Il y oppose aussi l’homme du peuple (Danton-Wałęsa) et l’homme de pouvoir (Robespierre-Jaruzelski). Cinéaste plein de panache mais toujours soucieux de réalisme, Wajda s’est imposé comme un grand cinéaste engagé et témoin de son temps.

 


LES FILMS


CENDRES ET DIAMANT, de Andrzej WAJDA (1958) - Pologne

KANAL, ILS AIMAIENT LA VIE, de Andrzej WAJDA (1957) - Pologne

DANTON, de Andrzej WAJDA (1982) - Pologne, France, RFA

KATYN, de Andrzej WAJDA (2007) - Pologne

L'HOMME DE MARBRE, de Andrzej WAJDA (1976) - Pologne

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