LA GUERRE VUE PAR...

 

Après Stanley Kubrick, on peut s'étonner de trouver sur le chemin de guerre cinématographique Woody Allen et François Truffaut. Avec ces deux cinéastes, on est très loin en effet de la vision spectaculaire et militaire de Kubrick. La guerre devient chez Woody Allen un prétexte à rire, à en démonter l'absurdité à travers de joyeuses satires. De la reconsidération des guerillas sud-américaines dans Bananas (1971) à la revisitation des guerres napoléoniennes dans Guerre et amour (1975), le Woody Allen d'avant Annie Hall est un histrion hilarant, infantile et pervers. Il en est évidemment tout autrement chez Truffaut. Présente à travers des personnages de résistants amoureux des livres à une dictature qui les interdit dans son film d'anticipation Fahrenheit 451 (1966), comme mode de séparation (l'un est Français et l'autre Allemand) des deux amis du « couple à trois » formé avec Jeanne Moreau dans Jules et Jim (1962), comme motif d'une célébration des morts dans La Chambre verte (1978), et enfin comme décor d'une « pièce de théâtre » sur le théâtre se déroulant sous l'Occupation qu'est Le Dernier métro (1980), la guerre est toujours liée chez Truffaut à l'amour et à la mort. Thèmes chers à Truffaut que la présence de la guerre amplifie du fait de son caractère tragique et collectif. Le cinéaste ne disait-il pas « Ce qui est révoltant dans la guerre, c'est qu'elle prive l'homme de son combat individuel » ?

- Olivier Broche



 

 

S'ÉMOUVOIR AVEC FRANÇOIS TRUFFAUT

 


LES FILMS


FAHRENHEIT 451,
François Truffaut (1966) – Royaume Uni/France


JULES ET JIM
(1965) – France

LA CHAMBRE VERTE
(1978) - France

LE DERNIER MÉTRO
(1980) - France

 


 

RIRE AVEC WOODY ALLEN
 

LES FILMS

GUERRE ET AMOUR, Woody Allen (1975) – France/États-Unis

BANANAS, Woody Allen (1971) – États-Unis 

 

 

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