COMPÉTITION INTERNATIONALE LONGS MÉTRAGES


 

 
Si le cinéma, notamment américain, s’est longtemps fait le relai d’un imaginaire héroïque, exaltant le courage et le sacrifice des combattants, le rapport entre le 7ème art et la Guerre a muté vers des approches plus sensibles et surtout moins attachées au spectaculaire et à un héroïsme ostentatoire. Les films se font d’avantage témoins attentifs des soubresauts d’un monde frappé chaque matin de stupeurs et de tremblements en se penchant sur les visages et les destins d’hommes et de femmes souvent victimes de conflits qui les dépassent. Le regard a changé, le plan large s’est mué en plan serré, l’exaltation est devenue empathie.

Chaque jour le monde charrie son lot de drames, de guerres aux ressorts parfois incompréhensibles, qui souvent s’éternisent et de tensions qui s’exacerbent. Pendant que les caméras de télévision du monde entier déversent quotidiennement dans les foyers leurs flots incessants d’images de combats, des dizaines de cinéastes captent une toute autre réalité de ces conflits, les mettent en scène pour mieux les sonder, les appréhender et nous les retranscrire avec force et sincérité, en dévoilant des aspects moins connus, les abordant sous un angle inattendu. Frontalement ou dans une approche plus allégorique, ces cinéastes nous touchent et nous disent à leur manière leur propre lecture d’un conflit, qu’il soit d’hier, d’aujourd’hui ou d’un demain qu’ils imaginent.

Ce sont donc quelques-uns de ces regards singuliers que nous souhaitons présenter chaque année dans cette sélection officielle. Celui sur ces hommes, en plein conflit syrien, qui luttent au péril de leur vie pour sauver leurs frères à Alep (Last Men in Aleppo), ces soldats américains qui rentrent brisés du conflit Irakien (The Yellow Birds), ce couple lituanien confronté pour la première fois à la guerre (Frost), ce jeune palestinien réfugié en Allemagne (Meteor Street) ou ce chantier à ciel ouvert, métaphore des tensions passées et de possibles réconciliations (Western).

Cette 5ème édition est aussi marquée par les fantômes du passé qui ressurgissent dans la vie d’hommes et de femmes tentant de les conjurer pour réapprendre à vivre (Demons in Paradise, Cahier africain, Mariana, Women of the weeping river).

Comme toujours, nous avons privilégié une sélection illustrant la diversité des approches, des esthétiques, les nationalités, des conflits abordés. Chaque artiste est singulier, chaque film unique, chaque regard de spectateur irremplaçable. 

Bon Festival !

 

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les films


CAHIER AFRICAIN, de Heidi SPECOGNA (2016) – Suisse

LOW TIDE, de Daniel MANN (2017) – Israël/France

MARIANA (LOS PERROS), de Marcela SAID (2017) – France/Chili/Argentine/Allemagne

WESTERN, de Valeska GRISEBACH (2017) – Allemagne/Bulgarie/Autriche

FROST, de Sharunas BARTAS (2017) - France/Lituanie/Ukraine/Pologne

LAST MEN IN ALEPPO, de Feras FAYYAD (2017) – Danemark/Syrie

METEOR STREET, de Aline FISCHER (2017) – Allemagne

DEMONS IN PARADISE, de Jude RATNAM (2017) – France/Sri Lanka

THE YELLOW BIRDS, de Alexandre MOORS (2017) – États-Unis

WOMEN OF THE WEEPING RIVER, de Sheron BAYOC (2017) - Philippines/France

 

LES PRIX 

- LE GRAND PRIX DU JURY RÉCOMPENSERA L’ŒUVRE CINÉMATOGRAPHIQUE LA PLUS SIGNIFIANTE.

- LA MENTION SPÉCIALE DU JURY SERA ATTRIBUÉE À L’ASPECT REMARQUABLE D’UN FILM.

- LE PRIX DE LA MISE EN SCÈNE

- LE PRIX DU JURY PRESSE

- le prix JURY Etudiant 

 

Les festivaliers seront également mis à contribution et attriburont LE PRIX DU PUBLIC  en votant à la sortie de chaque séance.

 


Partenaires Institutionnels
MINISTERE-DE-L-EDUCATION REGION GRAND EST CHALONS-AGGLO   
 CNC-DEVELOPPE  VILLE--DE-CHALONS Label centenaire   ECPAD  LA-COMETE  

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