COMPÉTITION LONGS MÉTRAGES 2018

 



Les dix films en compétition reflètent l’actualité du regard cinématographique sur les conflits. La 6e édition de War on Screen met en évidence la multiplicité et les évolutions de ce regard. Signe des temps, le conflit s’infiltre dans de plus en plus de productions et les films traitant du sujet sont de plus en plus nombreux.

Certaines guerres suscitent lectures et relectures, d'autres sont largement ignorées, oubliées. Pour autant, les conflits actuels n’échappent pas au regard des cinéastes. En parallèle des canaux de l’instantané (télévision, réseaux sociaux, …), témoins d’une réalité instantanée documentant une mémoire individuelle et collective future, le cinéma propose son regard décalé, prenant le temps (même s’il est parfois très court) de l’écriture, de la création artistique. Ce travail fait plonger dans les méandres les plus intimes de l’expérience humaine du conflit, il en extrait l’essence même à l’échelle individuelle ou collective.

La représentation du conflit génère sans doute plus que tout autre sujet la multiplicité des approches formelles en même temps qu’elle entraîne la disparition de plus en plus marquée des frontières qui les distinguent. Ainsi fleurissent des fictions documentées ou au contraire traversées par une forme abstraction, des documentaires flirtant avec la fiction ou de nombreuses techniques d’animation proposant une esthétique formidablement créatrice et libre et renouvelant le regard. Enfin, la rencontre entre le documentaire et le cinéma d'animation (qui constitue sans doute la grande nouveauté de cette année) participe à ces évolutions. De nouvelles écritures apparaissent.

La compétition internationale est la vitrine de ces évolutions et de cette actualité illustrant plus que jamais que le cinéma n’est jamais aussi créatif et varié que lorsqu’il s’attaque aux guerres.

WoS 2018 nous met dans la peau d’hommes qui, dans les tranchées de la Somme en 1916 font face à l’attente d’une hypothétique attaque (Men Of Honor), d'un couple pris dans l'étau de la guerre froide (Cold War), d'un Mussolini qui réapparaît mystérieusement dans l’Italie d’aujourd’hui (I'm Back), d'une colombienne fuyant le conflit des Farcs (Los Silencios), d'une mère plongée dans la terreur Khmer (Funan), d'un jeune père pris dans les filets du fondamentalisme (La part sauvage), de jeunes recrues de l'armée Canadienne (Premières Armes), d’un couple illégitime pris dans l’étau d’un conflit qui les dépasse (The Reports on Sarah and Saleem), d'un reporter mystérieusement disparu en Yougoslavie (Chris the Swiss), d'une star du Street Art dont une œuvre est volée à Bethléem (The Man Who Stole Bansky).

Films enquêtes, comédie, fresques historiques ou huis-clos intimistes, documentaire immersif voici donc une compétition plus riche et variée que jamais. Bon Festival à tous !


LES FILMS


CHRIS THE SWISS, de Anja KOFMEL (2018) - Suisse, Allemagne, Croatie, Finlande

LA PART SAUVAGE, de Guérin VAN DE VORST (2017) - Belgique

PREMIÈRES ARMES, de Jean-François CAISSY (2018) - Canada

I'M BACK, de Luca MINIERO (2018) - Italie

FUNAN, de Denis DO (2017) - France, Belgique, Luxembourg, Cambodge

COLD WAR, de Paweł PAWLIKOWSKI (2018) - Pologne, Royaume-Uni, France

THE MAN WHO STOLE BANKSY, de Marco PROSERPIO (2017) - Royaume-Uni, Italie

LOS SILENCIOS, de Beatriz SEIGNER (2018) - Brésil, France, Colombie

THE REPORTS ON SARAH AND SALEEM, de Muayad ALAYAN (2018) - Palestine, Pays-Bas, Allemagne

MEN OF HONOR, de Saul DIBB (2017) - Royaume-Uni

 

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