BERLIN AU TEMPS DU MUR

 


 

BERLIN AU TEMPS DU MUR


Le Rideau déchiré, L’Espion qui venait du froid, La Vie des autres, Good bye Lénine ,One, two, three, Les Ailes du désir, L’Espion qui venait du froid, Le Ciel partagé… Qu’ont en commun tous ces films signés Hitchcock, Wenders, Wilder, Ritt… ? De raconter la Guerre froide qui s’est déroulée à Berlin avant et après l’édification du Mur en août 1961 afin de séparer l’Allemagne de l’Est - RDA - de l’Allemagne de l’Ouest - RFA - et de limiter l’exode croissant des Allemands de l’Ouest vers l’Est. Ce « Mur de la honte » comme on l’a appelé reste aujourd’hui le symbole de la Guerre Froide qui opposa les Etats-Unis et l’URSS, le monde dit libre et le monde communiste. Nous avons volontairement limité le choix de films sur cette guerre à ceux qui se déroulent à Berlin, ancienne capitale du Reich que les Alliés et les Soviétiques se partagent en 1945. La filmographie est tellement vaste, avec en particulier quasiment tous les James Bond, qu’il fallait bien circonscrire notre sujet. Ce n’est pas par hasard qu’on cite James Bond car la Guerre froide voit l’explosion des films d’espionnage. Genre qui existait déjà, Hitchcock avait réalisé avant-guerre un film génial, Les Trente neufs marches, avec des personnages d’espion et on en retrouve beaucoup dans ses films. En particulier dans Le Rideau déchiré où Hitchcock quitte l’Amérique pour l’Allemagne de l’Est et remplace Cary Grant par Paul Newman, acteur de l’Actor’s Studio avec qui l’entente ne sera pas du tout la même. Il posait trop de questions, se plaindra le réalisateur anglais. Les espions de L’Espion qui venait du froid (adaptation du roman de John le Carré) ou de Mes Funérailles à Berlin sont eux désillusionnés et ne croient plus en grand-chose dans ces mondes parallèles où il est bien difficile de distinguer le bien du mal. Billy Wilder n’a pas ces états d’âme dans sa féroce satire One two three qui voit James Cagney tenter de vendre du Coca à l’Est. Les années d’après Mur racontent avec un peu plus de complexité et parfois d’humour ce qui se passait « de l’autre côté », avec le réjouissant Good Bye Lénine et le terrible La Vie des autres.

De son côté Le Ciel partagé, film est-allemand de 1965, adaptation d’un roman de Christa Wolf, témoigne des déchirements d’une société où il peut être bien difficile de trouver sa place. Avec Les Ailes du désir (1987) Wenders nous permet de prendre de la hauteur. Au-dessus de Berlin déchiré par l’Histoire, l’ange merveilleux incarné par Bruno Ganz choisit par amour de renoncer à son immortalité. Le Mur n’avait plus qu’à tomber.

- Olivier Broche

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LES FILMS


UN, DEUX, TROIS de Billy WILDER (1961) – Etats-Unis

LE CIEL PARTAGE de Konrad WOLF (1964) – RDA

L'ESPION QUI VENAIT DU FROID de Martin RITT (1965) - Royaume Uni

LE RIDEAU DECHIRE de Alfred HITCHCOCK (1966) – Etats-Unis

MES FUNERAILLES A BERLIN de Guy HAMILTON (1966) – Royaume Uni

LES AILES DU DESIR de Wim WENDERS (1987) – RFA/France

GOODBYE LENIN! de Wolfgang BECKER (2003) – Allemagne

LA VIE DES AUTRES de Florian Henckel VON DONNERSMARCK (2006) – Allemagne

 

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