SÉANCES SPÉCIALES

LA GRANDE ILLUSION samedi
7

Horaires de la séance de 15h00 à 17h30

Lieu de la séance Lycée Bayen


Réalisateur JEAN RENOIR

Pays France

Durée du film : 116 min

Langue(s) : VF

Format : DCP

Genre : Fiction

LA GRANDE ILLUSION (1937)

Présenté par István Szabó


SYNOPSIS

Première Guerre mondiale. Deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffiné et respectueux. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrée à creuser un tunnel secret. Mais à la veille de leur évasion, les détenus sont transférés. Ils sont finalement emmenés dans une forteresse de haute sécurité dirigée par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie, se liant même d'amitié avec Boeldieu. Mais les officiers français préparent une nouvelle évasion.


BANDE-ANNONCE

                

RÉALISATEur: JEAN RENOIR


   

Jean Renoir, né à Paris le 15 septembre 1894, est le deuxième fils du peintre Auguste Renoir (1841-1919). Son frère aîné Pierre (1885-1952) fera une brillante carrière d'acteur de théâtre et de cinéma. Le benjamin Claude (1901-1969), s'orientera vers la production.
À partir de 1907, la famille Renoir s'installe dans le Midi, à Cagnes-sur-Mer. Jean Renoir suit des études un peu dispersées, interrompues par la guerre. Permissionnaire, il découvre le cinéma américain dont les premiers films de Charlie Chaplin, ainsi que les films d'Ivan Mosjoukine et d'Erich von Stroheim qui le décident à embrasser la carrière de réalisateur.
Avec quelques amis, dont le futur producteur Pierre Braunberger, il tourne ses premiers films pour sa jeune épouse Catherine Hessling (La Fille de l'eau en 1924, Nana en 1926, Sur un air de Charleston en 1927, La Petite fille aux allumettes en 1928).
Après l'échec commercial de grosses productions (Le Tournoi en 1928 et Le Bled en 1929) et un premier film parlant On purge bébé (1931) qui rencontre un grand succès, Renoir réalise La Chienne (1931) avec Michel Simon. En 18 mois, il tourne cinq films (dont Boudu sauvé des eaux et Madame Bovary) qui, malgré leurs échecs commerciaux, lui permettent de s'entourer d'une équipe solide et fidèle dont le jeune Jacques Becker et la monteuse Marguerite Houllé devenue sa compagne. Militante communiste, celle-ci influence Renoir qui se rapproche du parti communiste et du groupe Octobre inspirant ses nouvelles productions (Le Crime de Monsieur Lange en 1935 et Les Bas-fonds en 1936). Il tourne entre temps, grâce à l'amitié de Marcel Pagnol, le film Toni (1934), célèbre pour ses décors en extérieur.
En février 1936, Maurice Thorez lui demande de réaliser La Vie est à nous pour le parti communiste. Il participe alors aux meetings, écrit dans le quotidien L'Humanité et réalise La Marseillaise (1937). C'est sans nul doute la période la plus intense de sa vie. Alors que la France se lance dans l'expérience du Front Populaire, et que la montée du fascisme est sensible dans toute l'Europe, Renoir est tour à tour journaliste, militant, cinéaste engagé. Il critique la décadence du système français de production cinématographique et réclame une intervention de l'État. En vain.
Renoir réalise ensuite La Grande Illusion (1937) puis La Bête humaine (1938). Mais, revenu de ses illusions politiques, il veut entreprendre un film personnel. Ce sera La Règle du jeu (1939), mal reçu par son public de gauche. Les rapports entre maîtres et valets sont à l'inverse de ce que l'on pouvait attendre sur l'aliénation des domestiques et le grand capitalisme. Fin juillet 1939, Renoir qui se plaint d'être incompris en France se rend dans l'Italie de Mussolini pour préparer La Tosca qu'il ne réalise finalement pas. Il s'embarque alors pour les États-Unis où il signe un contrat d'un an avec Twentieth Century Fox (L'Étang tragique en 1940, L'Homme du Sud en 1945). C'est à cette époque qu'il réalise aussi Le Journal d'une femme de chambre (1946).
Après quelques années d'activité dans les studios américains et un voyage aux Indes (Le Fleuve en 1951), il rentre en Europe pour tourner des films en couleurs plus stylisés (Le Carrosse d'or en 1952, French Cancan en 1954). Désormais adulée par les jeunes critiques des Cahiers du cinéma, l'œuvre de Renoir est opposée à celle de la « Qualité française ! » (Carné, Duvivier, Clouzot) qu'ils récusent.
Renoir expérimente les nouvelles techniques de la télévision (Le Déjeuner sur l'herbe et Le Testament du docteur Cordelier). Bien que salué par les critiques, le cinéaste n'obtient pas le financement nécessaire aux nombreux projets qu'il nourrit. Il se tournera alors vers l'écriture de romans (Les Cahiers du Capitaine Georges, Le Cœur à l'aise, Le Crime de l'Anglais, Geneviève) et d'une autobiographie (Ma vie et mes films).
Après l'échec de son dernier film en 1969, Le Petit Théâtre, Renoir retourne aux États-Unis où il meurt le 12 février 1979.


fiche technique

Réalisation Jean Renoir
Scénario Jean Renoir, Charles Spaak
Image Christian Matras
Montage Marthe Huguet, Marguerite Renoir
Musique Joseph Kosma
Interprétation Jean Gabin, Dita Parlo, Erich Von Stroheim, Pierre Fresnay
Son Joseph de Bretagne
Source Carlotta Films


 
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